80% des malversations économico-financières ont eu lieu dans les marchés publics

DKkrp-5WkAA0J3j80% des malversations économico-financières au Burundi se déroulent au sein des marchés publics, a déploré lundi Faustin Ndikumana, président d’une ASBL (association sans but lucratif) burundaise dénommée « Parole et Action pour le Réveil des Consciences et Changements des Mentalités » (PARCEM).

Au lendemain de la mise en place des institutions issues des élections de 2010, le président burundais Pierre Nkurunziza a décrété la « tolérance zéro » dans la lutte contre la corruption et autres infractions connexes dont la concussion et les détournements des deniers publics.

M. Ndikumana, qui s’exprimait dans un point de presse dans son cabinet de travail, a demandé au gouvernement d’accompagner cette volonté politique proclamée au plus niveau de l’Etat par des faits, parce que c’est au niveau des marchés publics que « tout est verrouillé, avec la population qui en fait les frais ».

Par exemple dans la Mairie de Bujumbura, a-t-il illustré, la désignation récente de deux entreprises, respectivement chargées de faire payer les parkings et de collecter les déchets ménagers, a été émaillée de fortes irrégularités laissant penser à des monopoles de fait qui leur ont été accordés « dans la mesure où leur désignation n’a pas été précédée par l’organisation d’un appel d’offres ouvert ».

Sur cette problématique de collecte des déchets ménagers dans la Mairie de Bujumbura où les blocages y relatives dans leur ramassage sont caractérisés par la multiplication des « montagnes d’immondices » dans plusieurs quartiers relevant de cette municipalité urbaine, M. Ndikumana a tenu à signaler qu’un récent rapport sorti par le ministère burundais à la Présidence chargé de la Bonne Gouvernance, révèle que les Services Techniques Municipaux (SETEMU) s’est heurté à des difficultés opérationnelles liées aux dettes impayées de la Mairie de Bujumbura.

Pourtant, a-t-il fait remarquer, aucune entreprise privée au Burundi ne peut se prévaloir d’avoir une expertise et les équipements des SETEMU en matière de collecte des déchets et ordures ménagers.

« Les SETEMU constituent plutôt un patrimoine national à renforcer, en particulier au niveau de la structure de l’actionnariat dans la mesure où cela cadre avec la politique de renforcement des capacités des entreprises publiques. Et là où le bât blesse, c’est l’état des services aujourd’hui ; d’où nous demandons trois choses : d’abord à la justice de montrer ses capacités en frappant fort, que toutes les hautes institutions gouvernementales (Inspection Générale de l’Etat, la Cour des Comptes, l’Ombudsman, le Service National de Renseignement, etc.) doivent se coaliser pour que les individus qui se sont méconduits dans la gestion de la chose publique, puissent subir des sanctions sévères en matière administrative et pénale », a-t-il plaidé.

Pour M. Ndikumana, c’est une bonne chose que les citoyens aient confiance sur le gouvernement burundais en répondant à l’appel de celui sur le paiement des impôts locatifs et fonciers.

En retour, a-t-il ajouté, le gouvernement devrait leur offrir des services de qualité, en menant un combat contre les individus qui « se sont arrogés le droit de jouer avec l’argent du contribuable » afin que la transparence soit de mise dans la passation des marchés publics au Burundi.

Le processus d’éradication de la corruption dans les marchés publics au Burundi, a-t-il recommandé, devrait être marqué par l’abolition des formules de « marchés de gré à gré, et de consultation restreinte », afin de promouvoir les appels d’offres ouverts sur fonds de transparence et d’équité.

French.china.org.cn | le 26-09-2017

Publicités

La justice recouvre au profit du trésor public plus d’un milliard de francs burundais détournés en 2016

37219747472_60b1a8e8e5_zLa justice burundaise a déjà recouvré au profit du trésor public plus d’un milliard de francs burundais (environ 575.000 dollars) détournés en 2016, a révélé en fin de semaine dernière François Ndayiragije, président de la cour suprême du Burundi.

M. Ndayiragije, qui intervenait samedi à Bujumbura au cours d’une cérémonie de rentrée judiciaire 2017-2018, a précisé que parallèlement au recouvrement de cet argent, les magistrats corrompus ont été « sévèrement sanctionnés » à la hauteur des infractions commises en la matière.

« Tout au long de l’année 2016, le combat contre la corruption et la fraude a été omniprésent au sein de l’appareil judiciaire burundais, à travers d’intenses sensibilisations des magistrats et de leurs auxiliaires (greffiers) à tous les niveaux de la hiérarchie administrative », a-t-il souligné.

Il a signalé également que sur ce palmarès de la lutte contre la corruption, la cour suprême burundaise a demandé que les dossiers en rapport avec des détournements déjà relevés au sein des dans des institutions bancaires, soient déférés systématiquement et rapidement aux instances judiciaires en charge de la lutte contre la corruption afin d’impulser un nouvel élan dans la lutte contre ce « fléau ».

M. Ndayiragije a révélé également que la justice burundaise a marqué des « avancées importantes » dans la lutte contre le commerce frauduleux au Burundi conformément au prescrit du code de procédure pénale.

Pour sa part, la ministre burundaise de la Justice et Garde des Sceaux, Aimée-Laurentine Kanyana, qui avait rehaussé de sa présence cette cérémonie de lancement de la rentrée judiciaire 2017-2018 au Burundi, a saisi l’occasion pour mettre en garde certains justiciables qui « se rebellent contre la mise en exécution des arrêts judiciaires prononcés par des cours et des tribunaux en en s’adonnant à des mouvements insurrectionnels ».

La ministre Kanyana s’est gardée cependant de pointer du doigt des cas bien précis avant d’indiquer que la loi burundaise « va sévir dans toute sa rigueur » contre les auteurs de tels actes, relevés notamment dans le secteur des litiges fonciers.

French.china.org.cn | le 25-09-2017

L’UPRONA fête le 56ème anniversaire de sa victoire à Kirundo

IMG-20170924-WA0015En un même jour, un seul message de l’UPRONA dans toutes les communes de Kirundo : A l’ occasion du 56ème anniversaire de sa victoire de 1961

La direction nationale du Parti UPRONA l’avait promis juste après son élection le 14 Août 2016, effectuer des visites aux Badasigana de la base en vue de renforcer le parti. Les responsables de ce parti de Rwagasore sont allés se joindre aux Badasigana de la province de Kirundo le samedi 23 septembre 2017. Et cela dans toutes les communes le même jour. Le but de cette visite importante était de participer dans les cérémonies de célébration du 56ème anniversaire de la victoire de l’UPRONA lors des élections de 1961.

Le bureau exécutif du parti était représenté au plus haut niveau. C’est notamment le Président de l’UPRONA Abel Gashatsi est allé rehausser de sa présence ces cérémonies en commune Bwambarangwe où les Badasigana s’étaient rencontré pour jubiler de joie. Le vice-président du parti Etienne Simbakira était au chef-lieu de la commune Gitobe. Quant à lui le secrétaire général Olivier Nkurunziza était au chef-lieu de la commune Kirundo.

Ces cérémonies n’étaient pas à prendre à la légère. La preuve vivante  a été la présence du Premier vice-président de la République Gaston Sindimwo, membre du conseil supérieur de l’orientation du parti UPRONA qui s’est joint aux Badasigana de la Commune Ntega.  Un autre membre du conseil supérieur qui s’est allé se joindre aux Badasigana était le Deuxième vice-président du sénat Anicet Niyongabo, qui avait rehaussé de sa présence ces cérémonies en commune Vumbi. L’Ambassadeur Aloys Rubuka ancien président de l’UPRONA et membre du conseil supérieur lui s’est était dans la commune  Bugabira. La députée de l’EALA issue de l’UPRONA Marie Claire Burikukiye était allée s’associer aux Badasigana de la commune Busoni.

Dans leurs discours ils se sont penchés sur le rassemblement des Badasigana, la cohabitation pacifique avec les membres des autres formations politiques, le point de vue de l’UPRONA sur les questions de l’actualité politique du Burundi (il s’agit notamment de la Révision de la Constitution de la République et le sort de l’Accord d’Arusha).

Vers la concrétisation de la promesse : rendre visite aux Badasigana à la base

A Bwambarangwe le président de l’UPRONA a  fait savoir que la province de Kirundo est la première à être visitée par la direction nationale comme promis depuis 2016. Et d’ajouter qu’il s’agit d’un lancement officiel des célébrations du 56ème anniversaire de la victoire de l’UPRONA  en 1961. Abel Gashatsi a pour cela demandé aux Badasigana de Bwambarangwe de se préparer pour les élections de 2020 malgré les défis multiples. Il leur a également demandé de cohabiter pacifiquement avec les membres des autres formations politiques. Quant à la question liée au projet de révision de la Constitution, le président de l’UPRONA a signalé que les responsables du parti de Rwagasore suivent de près ce processus et défend que l’esprit de l’Accord d’Arusha soit sauvegardé en toutes circonstances. Au sein des Badasigana de la commune Bwambarangwe, il n’y a plus de division, ils se sont rassemblés depuis l’année 2016. Le responsable de la Coalition Amizero y’a Barundi qui a décidé de se regagner l’UPRONA a affiché sa détermination à œuvrer jusqu’à la victoire du parti de Rwagasore en 2020.

Le rassemblement qui sauvera le parti ne sera effectif que lorsqu’il sera effectif à la base

Son Excellence Gaston Sindimwo premier vice-président de la République a quant à lui tranquillisé les Badasigana de la commune Ntega sur le processus de rassemblement qui venait de s’achever dans cette commune. Il est revenu sur leurs inquiétudes à propos de rassemblement au plus haut sommet du parti. Pour cela il leur a indiqué que le parti ne se trouve que sur la colline et les autres ne feront que suivre le mouvement. Le premier vice-président de la République a félicité les Badasigana de cette commune qui venaient d’accueillir les membres du FNL qui avaient manifesté leur volonté d’adhérer à l’UPRONA.

Rappeler l’histoire de l’UPRONA comprendre son présent

Dans toutes les communes le message de la direction nationale de l’UPRONA était le même. Tranquilliser les Badasigana sur les questions de l’actualité politique notamment sur l’implication à fond de la direction nationale. Par exemple, Olivier Nkurunziza secrétaire général de l’UPRONA qui était au chef-lieu de la province de Kirundo a retracé l’histoire de l’UPRONA  depuis son agrément dans le but de rendre les Badasigana très résistants aux conflits répétitifs qui ont caractérisé l’UPRONA durant ces dernières décennies. Et M. Nkurunziza de faire remarquer que cela a été dû au fait que depuis l’instauration du parti unique par l’Arrêté Royal en 1966, l’UPRONA  a été dirigé et représenté par des gens qui étaient normalement des adversaires de Rwagasore qui ne pouvaient par conséquent conduire le parti jusqu’à la prospérité (Histoire longue à suivre dans nos publications ultérieures).

Le Burundi dénonce les résultats de la Commission d’enquête de l’ONU

72 General Debate – 20 SeptemberA la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Burundi a condamné samedi les conclusions du dernier rapport de la Commission d’enquête de l’ONU et les sanctions internationales à son encontre.

Le Ministre des affaires étrangères du Burundi, Alain Aimé Nyamitwe a qualifié le dernier rapport de la Commission de « démonstration de la manipulation des mécanismes du Conseil (des droits de l’homme) par certains groupuscules ».

Dans un rapport présenté début septembre, la Commission d’enquête indépendante de l’ONU sur le Burundi a indiqué disposer de « motifs raisonnables » pour conclure que des « responsables au plus niveau de l’Etat » du Burundi ont perpétré des crimes contre l’humanité.

M. Nyamitwe a déploré que les droits de l’homme soient devenus « un outil de domination », affirmant que certains États étaient en train de « faire dévier le Conseil des droits de l’homme des objectifs assignés par l’Assemblée générale ».

« Le Burundi réitère sa main tendue à la coopération avec les instances de I’ONU, mats sur des bases claires, justes et prévisibles, et surtout qui respectent les choix effectués par les Burundais eux-mêmes en matière de gouvernance et de développement », a déclaré le Ministre.

Dans son intervention devant les Etats membres de l’Organisation, M. Nyamitwe a également invité les « fonctionnaires indélicats » du Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR), « ceux-là même qui endoctrineraient les réfugiés à ne pas rentrer, de cesser cet exercice malsain » et déploré que « les sanctions de l’Union Européenne privent le pays de ressources très importantes ».

Plus généralement, les sanctions unilatéralement imposées contre les États en développement en général et africains en particulier devraient être bannies du système international « dans la mesure où elles perpétuent les injustices traditionnelles et violent le principe sacro-saint de l’égalité souveraineté », a expliqué M. Nyamitwe.

Plaidant pour le principe de non-ingérence et le respect de la souveraineté des Etats, le Burundi a critiqué « certains Etats-membres » de l’ONU qui, « encore au 21e siècle, se permettent d’intervenir dans des pays en voie de développement ».

23 septembre 2017, http://www.un.org