Lancement du plan directeur de la ville de Bujumbura et ses alentours « Vision 2045 »

DPtNMD8W4AAAAqpLe président burundais Pierre Nkurunziza a procédé mardi au lancement officiel du plan directeur de la ville de Bujumbura et ses alentours « Vision 2045 ».

Selon le ministre de l’Eau, de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme, Célestin Ndayizeye, et président du Comité de pilotage de ce projet, ce plan sert d’un outil de planification pour promouvoir le développement socio-économique de la capitale Bujumbura et juguler une croissance rapide non planifiée qui risque de provoquer des crises socio-environnementales à l’avenir.

Il a indiqué que compte tenu de la création attendue de nouvelles opportunités économiques et d’emplois dans la ville (avec une population actuelle de plus de 800.000 habitants), la population urbaine devrait augmenter pour atteindre 4.100.000 habitants d’ici 2045, soit une augmentation de 3,2% à 5,3% par an.

Il a en outre fait savoir que ce nouveau plan directeur envisage une nouvelle distribution de l’occupation des sols qui tient compte de la réalité socio-économique du pays.

Ce plan se présentera comme suit : 17% de terres agricoles contre 70% actuellement; 47% d’espaces naturels (réserves naturelles, rivières, zones humides) contre 13% actuellement et 36% d’espace urbain proprement dit contre 17% actuellement.

Il y aura aussi 18% de zones résidentielles contre 8% actuellement; 8% d’établissements publics contre 2% actuellement; 6% de parcs, d’espaces ouverts au public et de zones humides contre 5% actuellement et 4% d’infrastructures et de routes contre 2% actuellement.

En termes de superficies et d’opportunités que propose le nouveau plan directeur, M. Ndayizeye a dit que 21.500 Ha ont été délimités pour 14 arrondissements urbains et 4 arrondissements périurbains à même d’accueillir les 4.100.000 habitants d’ici 2045.

Il a été prévu aussi 2.000 Ha à allouer aux activités commerciales, créant plus de 1,4 million d’emplois d’ici 2045, 6.000 Ha autres seront alloués aux activités industrielles, créant plus d’un million d’emplois d’ici-là, 15.000 Ha ont été protégés pour les plantations et les terres agricoles et la conservation à 100% des réserves naturelles existantes, rivières, zones humides et pentes supérieures à 40%.

Le nouveau plan directeur prévoit le jumelage de la mairie de Bujumbura avec la ville de Gihanga de la province de Bubanza et de la province de Bujumbura, la mairie de Bujumbura agissant comme le centre commercial et la ville de Gihanga agissant comme le centre industriel.

La zone de planification s’étend de 121Km2 actuellement à 913,4 Km2, cela ne voulant pas dire, selon Célestin Ndayizeye, que  »ce Plan directeur du « Grand Bujumbura » n’envisage nullement d’annexer sur la mairie les territoires des provinces concernées par l’aménagement et le développement des territoires voisins comme un tout ».

French.china.org.cn | le 29-11-2017

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Le Burundi abrite un salon du tourisme et d’artisanat d’Afrique

757900Le Burundi abritera du 30 novembre au 5 décembre prochain, la 18ème édition du salon du tourisme et d’artisanat d’Afrique de l’Est, a annoncé lundi à Bujumbura Pélate Niyonkuru, ministre burundaise du Tourisme, du Commerce et de l’Industrie.

La ministre Niyonkuru, qui s’exprimait dans un point de presse, a précisé que ce salon dénommé en langue swahili « Jua Kali-Nguvu Kazi »(la force équivaut au travail), verra une participation des micro, petites et moyennes entreprises de la région d’Afrique de l’Est, qui opèrent dans les domaines du tourisme et de l’artisanat.

Les entreprises qui y sont conviés sont celles des six pays membre de la Communauté Est-Africaine (CEA), à savoir le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Burundi, le Rwanda et le Soudan du Sud.

« Ces assises touristiques et artisanales de Bujumbura incarnent en elles-mêmes d’immenses atouts en ce qui concerne l’ouverture des nouvelles frontières pour les marchés de leurs produits et sont aussi de bonnes opportunités en faveur des entreprises des pays de la CEA pour combler les lacunes au niveau des écarts technologiques entre elles », a-t-elle précisé.

Ce salon organisé annuellement dans chaque pays de la CEA de manière rotative, a-t-elle poursuivi, « revêt une importance capitale » pour chaque pays membre de cette communauté d’intégration régionale africaine.

En plus de l’ouverture d’un espace régional pour la promotion du tourisme et de l’artisanat en faveur des pays de la CEA, ce salon est aussi un « cadre approprié pour renforcer des échanges régionaux pour relever le terrible défi du chômage endémique chez les jeunes qui constituent la tranche d’âge majoritaire dans ces pays en développement ». Il va générer également des revenus sur la base desquels peut être édifié le développement socio-économique des pays de la CEA au sens large, « sans oublier les possibilités d’adopter des innovations des produits et des services de pointe dans ce secteur », a-t-elle expliqué.

Ces assises régionales est-africaines ont été lancées pour la toute première fois en 1999 à Arusha (nord de Tanzanie). Pour sa part, le Burundi les a abritées pour la première fois en 2012.

French.china.org.cn | le 28-11-2017

Le Gouvernement rejette en bloc les 8 points proposés par la facilitation

Ngurdoto mountain lodgeLa délégation du gouvernement burundais présent dans la ville d’Arusha pour les négociations inter burundaises vient d’être reçu pendant plus de quatre heures par l’équipe de la facilitation.

Les informations qui nous parviennent sont inquiétantes car le gouvernement vient de nier en bloc les huit points proposés par la facilitation. Ces huit points ont été présentés hier par la facilitation à toutes les délégations présentent.

D’après encore nos sources, le gouvernement burundais via sa délégation, espérait que les délégations entrent directement dans la phase finale au lien de rependre des discussions qui avaient déjà fait objet dans les sessions précédentes. Pour l’instant, coté gouvernement, ce qui sortira de ce round sera nul et non avenu.

Les négociateurs continuent à être reçu par la facilitation à NGURDOTO Mountain Lodge situé à environ 40 km du centre ville d’Arusha.

Mardi 28 novembre 2017 à 09h30, http://www.radio-bujumbura.com

L’ONUSIDA salue les « progrès substantiels » dans le combat contre le Sida depuis 1983

ONUSIDAL’ONUSIDA salue les « progrès substantiels » au Burundi dans le combat contre le Sida depuis le premier cas de cette maladie diagnostiqué dans le pays en 1983, a déclaré Audace Buderi, conseiller chargé du partenariat et de la mobilisation communautaire au sein du Bureau ONUSIDA-Pays au Burundi.

34 ans (1983-2017) après le premier cas de Sida diagnostiqué au Burundi, on relève « d’importants acquis » dans le pays sur le front de la lutte contre cette maladie, aujourd’hui encore incurable au plan planétaire, a précisé M. Buderi, dans une interview accordée récemment à Xinhua, à la veille de la célébration de la « Journée Mondiale contre le Sida » (JMS) célébrée le 1er décembre de chaque année.

Meilleur acquis : « un Burundais testé séropositif est aujourd’hui directement mis sous traitement ».

En effet, a indiqué M. Buderi, contrairement à la situation observée au cours de la décennie 1980-1990 où une immense majorité des Burundais avaient une peur-panique de se faire dépister sur le VIH-Sida, en y voyant une « perspective de mort rapide », le constat d’aujourd’hui est que cette situation a plutôt basculé vers un engouement pour le dépistage « volontaire » des citoyens soucieux de connaître leur état sérologique vis-à-vis du VIH-Sida.

Pour lui, ce changement de comportement chez les Burundais en ce qui concerne une adhésion massive au dépistage sur le VIH-Sida, s’explique par le fait qu’actuellement, « un Burundais dépisté séropositif est directement sous traitement ».

Ces progrès ainsi marqués au Burundi, a-t-il expliqué, ont été rendus possibles par des « avancées scientifiques tangibles » au niveau de la recherche internationale pour les médicaments contre le Sida dont les Anti-Rétro-Viraux (ARV) et des performances enregistrées au niveau de la prise en charge médicale des infections opportunistes.

A ses yeux, l’acquisition de ce cadre médical pour le traitement du VIH-Sida au Burundi, a encouragé les Burundais, non seulement à se faire dépister, mais aussi à « être ouverts » par rapport à cette problématique sanitaire.

Sur le palmarès des progrès déjà marqués au Burundi à ce jour sur le front anti-Sida, l’ONUSIDA relève aussi une « évolution au niveau des mentalités » de la population burundaise par rapport à leur perception de la question VIH-Sida.

« En effet, contrairement à la situation qui prévalait au cours des années antérieures, aujourd’hui au Burundi, une personne vivant avec le VIH (PVVIH) est considérée et mieux perçue au niveau de sa valeur intrinsèque. Certes, un certain seuil de stigmatisation et de discrimination persistent encore dans le pays à l’endroit des personnes infectées et affectées par le VIH-Sida ; toutefois, force est de reconnaître que le niveau de stigmatisations n’a plus la même acuité d’il y a dix ans, vingt ans ».

Dans son combat contre le VIH-Sida, le Burundi suit l’évolution dans le monde entier, a-t-il affirmé avant de faire remarquer qu’aujourd’hui au plan planétaire, 21 millions de personnes infectées par cette maladie, sont sous traitement ARV.

Sur son agenda planétaire, l’ONUSIDA a inscrit aussi trois objectifs mondiaux dans la lutte contre le Sida à atteindre par chaque pays pour l’horizon 2020 connus sous le vocable « 90-90-90 » ; le premier objectif visant à ce que 90% des populations de chaque pays soient « soient dépistées » sur le VIH-Sida pour connaître leur statut sérologique, le second s’assignant que 90% des personnes porteuses du VIH « soient mises sous traitement » et le troisième désirant que 90% des personnes sous traitement, « aient une charge virale indétectable ».

Le Burundi, a-t-il poursuivi, a déjà marqué d’importants progrès dans la réalisation du deuxième objectif portant sur la mise sous traitement de 90% des personnes porteuses du VIH d’ici 2020, dans la mesure où vers fin 2016, la performance déjà atteinte se situe dans la fourchette de 70% à 80%. Sur près de 83.000 personnes porteuses du VIH-Sida, on a réussi à mettre sous traitement ARV plus de 52.000 personnes.

Au niveau de la réalisation du troisième objectif, il a indiqué que le Burundi a déjà marqué aussi des avancées significatives dans la mesure où aujourd’hui, les personnes sous traitement contre le VIH et dont la charge virale est indétectable, sont autour de 80%, « ce qui constitue une réussite très importante ».

Cependant, les défis exstent toujours, a noté l’ONUSIDA. L’un des gros défis burundais du moment, est que la réalisation du premier objectif accuse encore un « déficit » dans la mesure où seulement « moins de 75% » des personnes infectées par le VIH-Sida, connaissent leur statut sérologique : une situation pouvant avoir un impact négatif sur les deux autres objectifs.

Pour relever ce défi, a-t-il recommandé, les efforts du Burundi devraient s’orienter actuellement vers des populations « à haut risque » au premier rang desquelles les « travailleuses du sexe » (TS) et les « hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes » dont les prévalences du VIH sont respectivement de 21,3% et de 4,8% selon une enquête de séroprévalence réalisée en 2013.

En considérant que la moyenne nationale au niveau de la séroprévalence est de 1,4%, on comprend bien où le Burundi doit mettre le paquet d’interventions pour renforcer le combat contre le Sida dans les années à venir.

Le Burundi, a-t-il insisté, devrait faire la promotion du dépistage particulièrement dirigée vers « ces réservoirs du VIH ou moteurs de l’épidémie », en l’occurrence chez les usagers de drogues, les prisonniers, les pêcheurs, les jeunes, les enfants de la rue, ainsi que dans les milieux des travailleurs migrants.

Célebrée pour la toute première fois en 1988, la JMS a été instituée dans un contexte planétaire d’apparition des premiers cas du VIH-Sida dans les années 1980 sur la quasi-totalité des cinq continents (Afrique, Amérique, Asie, Europe et Océanie).

French.china.org.cn |le 27-11-2017

Le premier vice-président assistera aux cérémonies d’investiture du président kenyan Uhuru Kenyatta

DPoL7OsXUAAvgYxLe premier vice-président du Burundi, Gaston Sindimwo, a pris l’avion lundi matin à destination de Nairobi la capitale kenyane où il va participer mardi aux cérémonies d’investiture du président kenyan Uhuru Kenyatta.

« Le premier vice-président de la République vient de prendre l’avion à destination de Nairobi au Kenya où il va représenter le Président de la République aux cérémonies d’investiture du Président kenyan nouvellement élu », a indiqué aux journalistes Evelyne Maniragaba, conseillère principale chargée des questions politiques et diplomatiques à la première vice-présidence.

Après que la Cour Suprême du Kenya a reconnu officiellement la victoire du président Uhuru Kenyatta, le Burundi a envoyé son représentant à ces cérémonies qui auront lieu mardi, pour consolider les bonnes relations existant entre le Burundi et le Kenyan.

Uhuru Kenyatta va prêter serment en tant que 4ème président du Kenya après respectivement Jomo Kenyata, son père, qui a été à la tête de ce pays, de 1964 à 1978, Arap Moi (de 1978 à 2002), Mwai Kibaki (de 2002 à 2013), Uhuru Kenyatta ayant été élu pour la première fois en 2013.

Il a remporté les élections de 2017 avec une majorité écrasante, dans une élection présidentielle réorganisée, qui a été boycottée par l’opposition.

French.china.org.cn | le 27-11-2017